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« Nous n’avons rien contre le soja, c’est une logique économique que nous critiquons. Nous souhaitons avant tout interpeller les acteurs économiques et financiers qui appuient un modèle agricole fondé sur la concentration, la spécialisation, et tourné vers l’exportation au détriment de la sécurité alimentaire locale.
Nous soutenons les stratégies de consolidation des débouchés pour le soja non-Ogm issu de l’agriculture familiale sud-américaine. Mais à terme l’objectif est de l’encourager à produire avant tout pour le marché local, et d’appuyer les éleveurs européens à la recherche d’alternatives au soja.
C’est une approche globale cohérente : si les paysans brésiliens peinent à se reconvertir, par exemple, dans la production laitière quand ils veulent renoncer au soja, c’est aussi parce qu’ils sont concurrencés par le lait en poudre importé, faute de mécanismes de protection des productions vivrières locales. Les politiques agricoles et commerciales doivent soutenir l’agriculture familiale diversifiée, pourvoyeuse d’emplois et respectueuse des écosystèmes. »
Catherine Gaudard, chargée du programme Souveraineté alimentaire au CCFD.
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