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Au cours des dernières années, des inspections du ministère du Travail et de l’Emploi ont révélé des violations persistantes des droits des travailleurs chez les ouvriers du secteur sucrier et de l’éthanol, notamment des irrégularités concernant la signature des contrats de travail et les conditions de sécurité et de logement.
Dans les années 1980, un programme national de promotion de l’éthanol (dit « Programme Proálcool ») a été adopté pour inciter à la production de canne à sucre dans l’État du Mato Grosso do Sul. Les hommes Guarani ont alors quitté leurs villages, en direction des exploitations de cannes, parfois distantes de plusieurs centaines de kilomètres. S’entassant dans des baraquements de toile précaires et buvant les eaux de rivière souvent polluées par les agro toxiques utilisés dans les plantations, ces hommes étaient employés de manière informelle et anarchique. Il n’existait pas de contrat de travail et les salaires étaient régulièrement détournés voire pas versés du tout.
Dans les années 1990, grâce aux pressions exercées par certaines organisations de la société civile, on assista à quelques améliorations. En 1999, fut signé dans le Mato Grosso, le « Pacte du travailleur indigène ». Celui-ci imposa le contrat de travail pour les ouvriers de la canne, d’une durée maximum de 70 jours, pour permettre le retour des indiens dans leurs villages, et ainsi favoriser la continuité de la vie communautaire et le respect des normes de confort, d’hygiène et de sécurité s’appliquant à tous les travailleurs ruraux.
Mais l’application de ce Pacte a été, et reste aujourd’hui encore, largement insuffisante. Au cours des dernières années, des inspections du ministère du Travail et de l’Emploi ont révélé des violations persistantes des droits des travailleurs chez les ouvriers du secteur sucrier et de l’éthanol, notamment des irrégularités concernant la signature des contrats de travail et les conditions de sécurité et de logement.
Bien que mal appliquée, cette réglementation du Travail a conduit les grands propriétaires d’exploitations de canne à sucre, toujours incités par le gouvernement à investir dans l’éthanol [5], à intensifier la mécanisation des récoltes.
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