Le droit fondamental à se nourrir

Les peuples indigènes Guaranis-Kaiowas, de Mato Grosso du Sul (Brésil) occupaient, dans le passé, une large région, proche de la frontière avec le Paraguay et vivaient de chasse, pêche et agriculture de subsistance. Depuis la fin du 19ème siècle ils ont connu, progressivement, la perte de, pratiquement, tous leurs territoires, au profit de grands élevages, de l’agriculture de marché et plus récemment au profit d’une course effrénée pour la production de biocombustible (éthanol).
Comme disait un ancien procureur de la République, "Au Mato Grosso do Sul, une vache a plus d’espace qu’un indien". La situation est dramatique ! Le peu de terre dont ils disposent est insuffisant pour garantir une production alimentaire autonome et ils dépendent de plus en plus du panier alimentaire distribué par le gouvernement brésilien. Les conséquences de cette situation sont nombreuses et graves. L’alimentation est inadaptée et insuffisante (malnutrition et mortalité infantile élevée) ; La déstructuration et désorganisation sociale génèrent des disputes internes, des homicides et des suicides (un des taux les plus élevés au monde).
Or, le Brésil a signé et ratifié le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels qui permettrait, s’il était appliqué, de respecter, protéger et garantir le droit à se nourrir des Guaranis-Kaiowas. C’est à l’Etat brésilien de chercher les solutions qui permettront le respect des droits fondamentaux des Guaranis-Kaiowas.
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